4/5 Septembre 1937 – 18 Mai 2022 – Chur/ Constance
4/5 Septembre 1937 – 18 Mai 2022 – Chur/ Constance

4/5 Septembre 1937 – 18 Mai 2022 – Chur/ Constance

Début de matinée consacrée à une courte visite de la ville de Chur, qui est plus riche qu’elle n’y paraît. Belles pièces de la fin du XVème dans la cathédrale.


Je me pointe aux fouilles romaines pour découvrir qu’il faut aller chercher la clef à 500m de là. Je regarde à travers les vitres ; je ne trouve rien de transcendant qui vaille le déplacement.

Avant de repartir, nous rafistolons nos boyaux et nos roues, de notre mieux. Nous prenons un bain de pieds dans le Rhin et nous lavons de haut en bas, fait assez rare qui mérite d’être noté.

Ragez … Sargans … Nous obliquons à droite pour ne pas passer si près du Lichtenstein sans y jeter un coup d’oeil.

Je monte jusqu’au château, entre dans la cour et je suis découragé par la hauteur de la tour et donc des marches qu’il faut grimper. La vue est déjà pas mal depuis le parapet.

Sargans – Château – ©Geneanet sous la licence : CC-BY-NC-SA 2.0 Creative Commons

Nous franchissons le Rhin sur un archaïque point de bois couvert et arrivons à Vaduz, la capitale.

Frontière Suisse / Liechtenstein

Ici, tout est comme ailleurs d’aspect. En regardant de plus près, on voit que telle belle maison est la Banque Nationale et telle autre le Palais de Justice. Toute la production des timbres du pays est exposée à la devanture de l’unique librairie. Dominant la ville, on peut voir le château du prince et, dominant et la ville et le château, la montagne.

Nous entrons dans une épicerie acheter l’inévitable confiture. La marchande s’excuse de ne pouvoir nous rendre la monnaie en argent du Lichtenstein : il n’existe pas. L’unité monétaire est la couronne, mais c’est le franc suisse qui se nomme ainsi. L’épicière ne veut pas nous laisser partir sans que nous acceptions un stock de pommes. Voilà qui change des façons auxquelles nous sommes habitués depuis deux ou trois jours.


Le seul bâtiment ancien et qui aurait pu être intéressant est le château. Mais il est interdit de visite et de survol de drone. Il faut dire aussi que c’est l’équivalent de l’Elysée …

Château de Valduz

Nous sommes passés à Schaan. Ce n’est pas une autre ville. C’est la même : une route bordée de maisons de chaque côté. Ici ça s’appelle Vaduz et là-bas Schaan, sans que rien ne marque le changement.

Nous déjeunons au bord du Rhin. La boisson nous est fournie par le fleuve. Pour boire, nous emplissons un quart, laissons déposer toutes les impuretés après quoi, il ne nous reste plus qu’à avaler le contenu d’un trait.

Buchs …

©Geneanet sous la licence : CC-BY-NC-SA 2.0 Creative Commons
Buchs

Peu après, je suis attiré par une pancarte indiquant Kristalhöhle. Après quelques difficultés pour trouver le parking, je monte péniblement les 500 mètres qui mènent à l’entrée du site. Il fait 26°C et j’ai l’équipement complet de moto sur moi : blouson et airbag …
Malgré ce qui est indiqué au parking, le site est fermé. Il m’en aurait coûté 10CHF dans le cas contraires.

Operiert … Alstätten … Rheinberg …

Petit détour par Saint Gall. L’heure du déjeuner est déjà largement passée, et de toutes les façons, j’ai trop chaud pour avoir faim. Rues piétonnes du centre ville, direction la Cathédrale, tout ce qu’il y a de plus baroque.

Mais ce qui est exceptionnel, c’est la bibliothèque : la deuxième plus importante en terme d’écrits moyens-âgeux, après celle du Vatican.
Photos interdites, sac de toutes tailles et de quelques natures au vestiaire, 18 CHF pour visiter 3 salles. Les suisses ont le sens du commerce !
On peut y admirer 20 secondes un plan de monastère datant de l’an 850, puis des couvertures datant d’avant l’an 1000. On cède à la bibliothèque avec es patins pour ne pas abîmer le parquet du 18ème siècle. C’est beau, c’est très bien organisé (explications multilingues), mais c’est quand même très cher 🙁 .

Rohrbach … Demain, nous serons en Allemagne.

Nous aurons l’argent de nos cautionnements. Nous serons riches. Cette perspective n’est pas pour nous déplaire. Nous fêtons l’ère de prospérité prochaine par l’achat de cacao, de pubs et de pain blanc. Après ces prodigalités, nous possédons encore un franc soixante-dix.

Les rives du lac de Constance ont été envahies par débandes de touristes et des employés désireux de profiter de leur samedi. Nous ne trouvons la paix que tout en haut d’un coteau parmi les pommiers, au-dessus du lac. Le propriétaire du champ surgit brusquement avec ses deux fils. Nous nous expliquons. Non seulement il ne nous fait pas décamper, mais ils s’installent autour du feu de camp pour discuter avec nous. Ils deviennent même gênants. Nous ne pouvons pourtant pas leur dire :

« Messieurs, votre présence sur votre propriété nous gêne. Nous aimons la solitude. Voudriez-vous avoir l’obligeance d’aller discuter avec n’importe qui, n’importe où, mais ailleurs qu’ici avec nous. »

Enfin, ils partent ma s… Ils nous promettent de venir nous rendre visite demain. Aïe …

Nous assistons à un coucher de soleil inoubliable. Pat est emballé…

La nuit est venue. En bas, les lumières se réfléchissent dans l’eau. De l’autre côté, sur la rive allemande, les pinceaux lumineux de deux projecteurs balaient continuellement le ciel…

5 Septembre 1937 : Page 2

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